Un chien intelligent… mais têtu, malpropre, et chipoteur avec ça ! Vosges

Certains chien ont des comportement qui, pour leurs maîtres, prouvent combien ils sont intelligents. Mais ces comportement peuvent aussi refléter un certain malaise.

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Il y a les chiens que leurs propriétaires disent très intelligents…

Ces « 4 pattes » sont en effet si prompts à apporter leur balle dès qu’ils voient leurs maîtres inoccupés (c'est-à-dire en train de lire ou regarder la télé… !) ou à se saisir de leur laisse quand il leur semble « qu’il est l’heure ».

Ces chiens sont intelligents, certes… mais pas seulement !

Il y a les chiens adultes qui ont très bien intégré de se retenir pour faire leurs besoins à l’extérieur au moment des promenades multi quotidiennes, et qui malgré tout « s’oublient » régulièrement dans la maison (généralement en l’absence de leurs propriétaires). Ceux-ci découvrant en rentrant, des pipis le long de pieds de lit, ou de table, ou de meubles de salon, ou/et même des selles bien moulées à des endroits préférés.

Le véto traitant n’ayant généralement pas décelé de pathologie urinaire ou autre, alors ? Encore et toujours malpropres à leur âge ?... pas exactement !

Il y a les chiens dynamiques et en parfaite santé aussi (leur véto ayant déjà fait le point là-dessus) mais qui « chipotent » sur leur gamelle, comme disent leurs maîtres.

Petites natures et difficiles ?... pas vraiment !

Et puis il y a Rouletabille, le chien qui cumule toutes ces « spécialités » et catalogué par ses propriétaires un peu dépassés (et c’est pourtant leur 6ème chien !) comme : « très intelligent, mais têtu et malpropre, et chipoteur de surcroît »…

Pourtant l’impertinent Rouletabille n’est peut-être pas exactement celui que l’on croit !!

Le quotidien de Rouletabille

Toujours vigilant, Rouletabille est prompt à apporter ses jouets quand personne ne s’occupe de lui…

- A s’emparer et transporter les serviettes de table quand ses maîtres préparent leur repas… - A apporter ses croquettes une par une pour les manger près d’eux…

- A se saisir de sa laisse matin, midi et soir après chaque repas, et même tardivement juste à la fin du dernier programme télé…et en aboyant si l’on ne fait pas assez vite !

Admiratifs et répondants à toutes ces sollicitations amusantes de leur chien, les maîtres de Rouletabille sont pourtant navrés de constater qu’un animal aussi « intelligent » comme ils disent, n’ait apparemment pas « compris » la propreté. Ils retrouvent en effet régulièrement ses « petits » et « gros besoins » dans la maison, souvent au lever le matin ou aussi lors de leurs rares absences.

Ils évoquent que Rouletabille ne mange justement pas de manière régulière et que c’est peut-être la raison de ses éliminations un peu anarchiques. Quand il ne les transporte pas au moment des repas de ses maîtres, ses croquettes proposées en libre service, n’éveillent un peu l’appétit de Rouletabille que quand ses maîtres y ajoutent des « petits plus, fromage ou morceaux de viande » et que patiemment on le caresse pour le motiver à les absorber.

Mais alors, qu’en est-il ?

Le dictionnaire définit l’intelligence comme l’aptitude à s’adapter à une situation, à choisir des moyens d’action en fonction des circonstances.

Le chien a indéniablement de formidables facultés d’adaptation à vivre avec des être humains et l’on peut dire en cela justement, qu’il est très intelligent. (Condition toutefois : un chiot doit vivre de sa 3ème à sa 12ème semaine, dans un environnement riche et stimulant, car le développement du cerveau dépend directement du niveau de stimulation de l’environnement du jeune âge)

Rouletabille est certes intelligent comme le pensent ses maîtres, mais il peine pourtant à s’adapter au système relationnel dans lequel il évolue, en cherchant à modifier sa situation et son environnement. Sa constante vigilance à proposer des interactions à ses maîtres (des demandes insistantes qui doivent trouver réponses) ses « besoins » semés dans la maison et son appétit inégal, sont justement autant de communications, symptômes de son malaise, alors que rien n’est repéré comme tel.

Parce que le concept d’égalité n’existe pas pour les chiens (qui sont, faut-il le rappeler, des êtres sociaux) Rouletabille est en quête de repères qui lui permettraient de connaître sa place au sein de sa relation avec ses propriétaires.

Sans avoir absolument besoin « d’être dominé » un chien doit simplement savoir s’il a la place de celui qui décide pour lui-même et les autres, ou la place de celui pour qui ses propriétaires décident.

Animal captif et entièrement dépendant, un chien ne peut pas tenir confortablement la fonction de décideur pour lui et sa famille humaine. Par contre il s’adapte aisément à des propriétaires qui savent tenir clairement ce rang en décidant tout pour lui avec constance, sans changer de rôle au gré de leurs humeurs.

Rouletabille, lui, voit ses propriétaires répondre à presque toutes ses demandes d’attention (parfois amusantes il est vrai !) faisant de lui un chien despote. C’est ainsi il s’immisce dans leurs activités pour commander les jeux, il décide du moment des sorties et il impose quand, comment, où, et ce qu’il va manger. Si au gré de leur humeur ou emploi du temps ses maîtres ne lui répondent pas avec assez de constance et promptitude (ils sont parfois irrités ou pris par quelques autres priorités !) Rouletabille marque alors à l’urine ou avec ses selles, face à l’incohérence de leurs comportements. Non pas par vengeance, mais parce selon les codes sociaux canins, c’est peut être ainsi qu’on cherche à en imposer à l’autre ! (ou alors c’est ainsi que l’on viendrait dire sa perplexité ?)

Conclusions ?

Rouletabille a régulé son comportements d’alimentation (plus de chipotage) et d’élimination (plus de marquage) quand ses propriétaires sont devenus simplement « les meneurs » dans leur relation. Ils ont cessé de répondre à toutes les sollicitations de leur chien, même les plus amusantes (avec une difficile constance devant son insistance décuplée ! qu’il leur à fallu apprendre à gérer). Ce qui ne les a évidemment pas dispensés (et au contraire) d’initier eux-mêmes (c'est-à-dire hors moments demande de leur chien) les jeux, les sorties, les caresses, etc, etc…

Sans rien lui donner à table, ils lui ont proposé de manger seul dans la cuisine, en rangeant toujours la gamelle au bout d’1/4 d’h si elle n’était pas vidée (très dur les 3 premiers jours, car Rouletabille ne voulait rien manger « de cette manière ! »)

Ces quelques règles de vie posées avec cohérence, ont ainsi petit à petit, permis à ce chien « intelligent » mais en réalité mal dans ses coussinets, de devenir un compagnon agréable. Pour le bon équilibre physiologique et comportemental de Rouletabille ses maîtres ont cherché à comprendre, sans rester sur les conclusions hâtives habituellement posées sur les comportements banals (certes un rien amusants, mais un rien irritants !) de leur animal.

Article écrit par Danièle Mirat

Comportementaliste

http://www.communicanis.com

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