Le SRAS, grave mais mal compris Doubs

Le syndrome respiratoire aigu sévère est provoqué par un virus se propageant par les aérosols. Il est responsable d’une pneumopathie sévère mortelle dans 10 % des cas.

Entreprises Locales

(Les données locales ci-après sont fournises par toutlocal.fr.)

Centre Hospitalier Belfort Montbéliard
03 81 98 86 70
34 Rue Mairie
Audincourt, Doubs
Centre Psychothérapique Velotte
03 81 82 00 00
8 Chemin Vosselle
Besançon, Doubs
Hôpital Local Sainte Croix
03 81 84 70 00
1 Avenue Président John Kennedy
Baume les Dames, Doubs
Hopital Rural
03 81 68 34 00
Rue Mar Leclerc
Morteau, Doubs
CENTRE HOSPITALIER SPECIALISE
03 81 60 50 11
Rue Doct Martin Charcot
Novillars, Doubs
Centre de Rééducation Réadaptation Fonctionnelle de Bregille
03 81 65 86 86
7 Chemin Monts de Bregille Haut
Besançon, Doubs
CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE
03 81 66 81 66
2 Place St Jacques
Besançon, Doubs
HOPITAL LOCAL SAINT LOUIS
03 81 62 43 43
14 Rue Jean Pierre Bangue
Vuillafans, Doubs
Maison d'Accueil Spécialisée
03 81 60 50 11
Rue Doct Martin Charcot
Novillars, Doubs
Centre Hospitalier Spécialisé
03 81 25 43 30
41 Chemin Montarmots
Besançon, Doubs
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Le SRAS ou syndrome respiratoire aigu sévère a défrayé la chronique il y a quelques années mais si on en parle beaucoup moins aujourd’hui, il existe toujours. Cette maladie respiratoire grave est provoquée par un virus de la famille des coronavirus, lesquels sont classiquement responsables de rhumes bénins. Un de ses réservoirs est un petit animal proche de la mangouste, la civette, dont la chair est appréciée en Asie.

Un début peu spécifique

Les premiers symptômes sont peu spécifiques : fièvre supérieure à 38° C, accompagnée de malaise, toux, douleurs musculaires et articulaires ou encore diarrhée. Cela ressemble à n’importe quel syndrome viral un peu fort. Ses manifestations cliniques sont donc fort proches de celles du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Mais dans le cas du SRAS, le virus est responsable d’une atteinte diffuse des alvéoles pulmonaires. on sait que les lésions pulmonaires graves qu’il engendre sont un de ses effets directs du virus mais qu’ils résultent aussi de la réaction immunitaire. Malgré que cette notion soit connue, les mécanismes qui président au développement de la maladie, c’est-à-dire sa pathogénie, demeurent assez mal compris à ce jour. Les cibles majeures du virus sont les cellules épithéliales des tractus intestinal et respiratoire. Le virus se lie à un récepteur exprimé par ces cellules épithéliales. Des protéines solubles jouant un rôle dans l’immunité, les cytokines et les chémokines, sont également impliquées. Un dérèglement de leur fonctionnement peut induire des lésions tissulaires contribuant à la prolifération de certaines cellules inflammatoires. De plus, le virus provoque l’apoptose, c’est-à-dire une mort « programmée » des cellules qu’il infecte.

Complexe et multifactorielle

La pathogenèse du SARS est donc complexe et multifactorielle. A la lumière de sa mortalité élevée, il est important de continuer les recherches afin de mieux comprendre sa pathogenèse et assurer une meilleure prise en charge.

Référence :
Zhang D et al. Pathogenesis of Severe Acute Syndrome. Chin Med J. 2008 ; 221 : 1722 - 1731.