Du feu dans l’intestin Corse-du-Sud

La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse sont provoquées par une inflammation de l’intestin. Les causes qui y sont impliquées ne sont pas bien élucidées. Elles dégradent fortement la qualité de vie des malades.

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La fréquence des maladies intestinales inflammatoires (MII), telles que la maladie de Crohn (MC) et la colite ulcéreuse (CU) est en augmentation dans les pays occidentaux. Elles sont aussi présentes que le diabète de type 1 et l’épilepsie. Jusqu’à présent, les causes responsables de la MC et de la CU ne sont pas encore identifiées d’une manière suffisante en dépit d’une recherche fondamentale et clinique intensive. Les études épidémiologiques pourraient être très utiles dans la compréhension de l’origine et des mécanismes de ces affections. En observant les modifications de leur fréquence dans les pays en voie de développement et en s'efforçant de les mettre en rapport avec les facteurs qui changent dans ces pays, on peut tenter de repérer des causes ou de comprendre certains des processus impliqués.

Génétique et environnement

Il semblerait qu’un nombre significatif de patients présente une prédisposition génétique favorable aux MII. D’un autre côté, plusieurs facteurs environnementaux tels que les habitudes alimentaires et les conditions hygiéniques n’ont pas été suffisamment caractérisées pour qu'on puisse décortiquer leur contribution dans le développement de ces affections. Les MII sont caractérisées par une dérégulation du système immunitaire au niveau de l’intestin, causant une destruction de la muqueuse. Il en résulte une formation d’ulcères, une inflammation des tissus, des abcès, des fistules, des saignements, des diarrhées sévères et même à la longue un cancer chez certains patients.

Qualité de vie altérée

En plus des douleurs abdominales et des diarrhées, ces maladies sont responsables d’une sérieuse dégradation de la qualité de vie. Plusieurs patients ont limité leur activité physique car les symptômes les embarrassent, deviennent des tabous et peuvent conduire à la marginalisation. Plus de 70 % des malades se retirent de diverses activités sociales, souffrent de désordres anxieux et de dépression et 30 à 40 % perdent leur travail. Les patients les plus jeunes renoncent parfois à aller à l’école ou à faire de grandes études.

Source :
4th Congress of the European Crohn’s and Colitis Organisation (ECCO) (Hamburg, 5 february 2009).